Quel rôle le plaisir joue-t-il dans notre réussite ?

femme réussite dopamine

On a tous déjà entendu l’une de ces phrases : « travaille à l’école pour choisir le métier qui te plait », « fais un métier qui te donne envie de te lever le matin » (tiens tiens, ça me rappelle mon article sur l’ikigaï disponible ici). Pas vrai ? Moi aussi, je l’ai entendu. Et plus d’une fois.

Mais récemment, j’ai eu l’opportunité de consommer beaucoup de contenus sur la productivité et ce qui permet de « réussir » (comme ça par exemple).

La question que je me suis posée, finalement c’est : Est-ce que les refrains de nos parents sont vraiment fondés ? Est-ce que le plaisir a réellement un impact sur notre réussite ?

Et bien oui, puisque nous sommes guidés par la nécessité de la récompense. Je vais tenter de vous expliquer cela.

N’étant ni spécialiste de la question, ni scientifique, je vous invite à me reprendre si je dis des bêtises, des absurdités ou autres dans cet article 🙂

L’expérience initiale

Ce sont les scientifiques Olds & Milner qui, en 1954, ont découvert le « circuit de la récompense ».

Ils ont réalisé une expérience en plaçant un électrode sur un rat (pas cool) et en le plaçant devant un levier. Cet électrode avait pour rôle de stimuler la zone de récompense du rat dès que celui-ci poussait le levier. À tel point qu’à la fin, le rat a développé une addiction et n’arrêtait pas de pousser le levier (il ne mangeait plus et ne buvait plus, jusqu’à en tomber de fatigue).

A la fin, les chercheurs ont décidé d’inverser l’expérience et de bloquer la dopamine (molécule du plaisir relâchée par le cerveau lorsque sa zone de récompense est stimulée). Ça a eu pour effet de rendre le rat complètement léthargique. Il n’avait même plus la force de se lever pour se nourrir. Quoi qu’il acceptait quand même la nourriture donnée à la main.

Les chercheurs en ont conclu que la faim n’est pas qu’à l’origine de la motivation à manger. La dopamine y joue aussi un rôle important.

La dopamine, élément essentiel de notre motivation

Si on généralise l’expérience présentée ci-dessus, lorsqu’une activité permet de relâcher beaucoup de dopamine, on va pouvoir la répéter sans fin. A l’inverse, on n’aura aucune motivation à la réaliser.

Par exemple : manger un gâteau libère de la dopamine car notre cerveau anticipe le fait que le gateau va nous faire du bien (même si c’est rarement le cas).

Bon, l’exemple du gâteau est simple et sans grand intérêt à première vue. Mais cela prend tout son sens quand on parle d’une tâche, d’une mission dans son travail. Ça explique pourquoi on est très enjoué à l’idée d’effectuer certaines choses, et pourquoi on l’est moins pour d’autres.

On peut aussi se dire qu’il est possible de « tromper son cerveau » pour effectuer des tâches qu’on n’aime pas trop mais qui doivent être faites impérativement (comme l’administratif santé de Sophie hehe).

Comment ? En se récompensant une fois la tâche ennuyante réalisée. Il est impératif de rendre le chiant, l’ennuyant, le relou (et tant d’autres synonymes), attrayant.

Vous avez couru 3 fois cette semaine, comme vous vous l’étiez promis ? Faites vous un bon brunch dimanche pour vous récompenser (oui oui je suis sérieuse, plus de sport pour manger plus).

Bref : servez-vous de cette astuce pour ne jamais perdre la motivation de faire les choses.

Les effets indésirables de la dopamine

Vous l’avez peut-être compris, la dopamine c’est ce qui vous rend heureux. Ou en tout cas c’est ce qui vous fait croire que vous l’êtes.

L’addiction est donc l’un des effets indésirables et néfastes de la dopamine.

Notez, en plus, que la dopamine est relâchée en plus grande quantité quand on est récompensé au hasard. Ça comprend les gains aux jeux par exemple, mais aussi… scroller sur les réseaux sociaux. Et oui, c’est pour ça que vous avez du mal à lâcher votre téléphone, à déconnecter ou même que vous avez le réflexe de rouvrir instagram instantanément après avoir quitté l’appli (pas la peine de nier, on l’a tous déjà fait).

Et oui : pour notre cerveau, les SMS, appels, et toutes les notifications (et il y en a énormément) sont de vrais plaisirs. On en veut toujours plus, un vrai cercle vicieux.

C’est exactement pour ça que j’ai supprimé quasiment toutes les notifications de mon téléphone. Je ressens beaucoup moins cette sensation de (fausse) récompense, beaucoup moins de stress.

Je vous invite à lire mon article sur la détox digitale (accessible ici).

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